Népal Infos
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Dates

 

Table des matières

Informations Générales

Histoire Chronologique du Népal

A Propos des Castes Népalaises

Raids meurtriers

Situation Novembre 2002

La guérilla maoïste lance une vaste offensive à l'approche des élections législatives

Air craft crash

Glissements de terrain : plusieurs centaines de morts par an ...

Profil de l'égalité des sexes

Le roi  nomme son fils unique prince héritier

Commentaires sur les évènements du 1er Juin 2001

Massacre royal du 1er Juin 2001

Août 2004 Maoïstes contre les Miss

Août 2004 Blocus de Katmandou

Septembre 2004 : Irak : 12 morts Népalais et évènements en chaîne

Février 2005 : Le Roi impose l'Etat d'Urgence

 

 

Informations Généralesgo to top

La géographie
Le Népal est un pays asiatique de 140 800 km2 enclavé dans les montagnes de l'Himalaya. Le climat y varie fortement avec l'altitude : d'arctique dans les zones montagneuses les plus élevées, il devient subtropical humide, en été, dans la vallée centrale de Katmandou. La saison pluvieuse s'étend de juin à octobre. Terre inhospitalière traversée de vallées isolées et d'immenses montagnes, le Népal est l'un des pays les moins développés du monde. C'est au Népal que se trouve le mont Everest, la montagne la plus élevée du globe (8 848 m).

La population
Le Népal compte 23 millions d'habitants dont 58 % parlent la langue officielle, le népali. La langue des affaires est l'anglais. Il existe également de nombreux dialectes et langues régionales. Près de 90 % de la population est hindoue; le reste pratique la religion bouddhiste ou musulmane.

L'économie
Environ 90 % des Népalais vivent à la campagne, où ils tirent leur subsistance de l'agriculture, de la chasse, de la foresterie et de la pêche. Les principales cultures sont le riz, le maïs, l'orge, le millet, le blé, la canne à sucre, le jute, le tabac, la pomme de terre, la cardamome (une épice), les fruits et les oléagineux. Si la majorité des habitants vivent de l'agriculture de subsistance, il reste que la topographie du pays rend difficile l'acheminement des produits vers les marchés. Les paysans souffrent également du climat imprévisible, du manque d'eau et du régime foncier de type féodal caractérisé par une concentration de la propriété et des loyers exorbitants. Environ la moitié des Népalais vivent sous le seuil de la pauvreté.
La croissance démographique a poussé les Népalais à cultiver des terres marginales et les versants abrupts des collines, ce qui a provoqué la déforestation, l'érosion des sols, des inondations, la stérilité des terres et des glissements de terrain. De plus, des entreprises et des particuliers en quête de combustible ont rasé sans discernement les forêts du pays.
Environ 60 % de la production industrielle népalaise provient des industries artisanales traditionnelles telles que la vannerie, le tissage du coton et la production d'huiles comestibles, et le reste, d'industries modernes d'exploitation minière et de fabrication de briques, de tuiles, de tapis, de vêtements et de papier, entre autres exemples. L'expansion des activités de fabrication se heurte à de graves obstacles tels que la forte concurrence de l'Inde, le manque d'infrastructure, la petitesse du marché local et l'absence d'accès à la mer. Le tourisme constitue une importante source de devises étrangères.
L'énergie provient surtout de sources traditionnelles, principalement du bois. Tout en produisant de l'énergie hydroélectrique, le Népal n'exploite qu'un très faible pourcentage du potentiel de ses cours d'eau sur ce plan.
En 1990, un soulèvement populaire a mis fin à la monarchie absolue sous laquelle vivaient les Népalais, et donné naissance à une monarchie constitutionnelle. Des élections pluripartites ont lieu depuis 1991, et le gouvernement a adopté un programme de réforme de l'économie, de lutte contre la pauvreté et d'amélioration du contexte économique régional. Les progrès du Népal restent néanmoins entravés par l'analphabétisme, la pénurie d'ouvriers spécialisés, la médiocrité des communications, l'instabilité politique, l'exploitation des enfants dans les usines, les problèmes de santé, la mauvaise nutrition et une pauvreté persistante.

 

Histoire Chronologiquego to top

Vers le VII ème siecle avant J.-C - Etablissement présumé des kirantis dans la vallée de Kathmandu ; début de leur dynastie.

566 à 466 avant J.-C - Bouddha (né au Népal à Lumbini)

250 avant J.-C - Fondation présumée de Patan

II ème au IXè s.après J.-C - Dynastie Lichavi et naissance de l'art népalais.

IXè au XIè s - Dynastie Thakuris

Vers 1200 - Début de la dynastie Malla.

1349 - Incursion dévastatrice de musulmans dans la vallée de Kathmandu.

1400 - Codification du système des castes au Népal.*

1482 - Royaume divisé en quatre par Yaksha Malla.

1618 à 1661 - Règne de Siddhi Narsing à Patan.

1641 à 1674 - Règne de Pratrap Malla à Kathmandu.

1696 à 1722 - Règne de Bhupatindra Malla à Bhadgaon (Bhaktapur).

1768 - Unification du Népal par Prithivi Narayan, roi de Gorkha, et début de la dynastie Shah.

1792 - Guerre avec le Tibet ; traité de Nawakot avec la Chine ; mission anglaise à Kathmandu.

1815 - Guerre anglo-népalaise ; traité de Segauli.

1846 - Jang Bahadur instaure le plein pouvoir des Ranas.

1850 - Première visite d'un homme d'Etat népalais, Jang Bahadur, en Angleterre et en France.

1854 - Guerre avec le Tibet.

1949 - Le Népal commence à s'ouvrir aux étrangers.

1951 - Le roi Thibuvan met fin à la dictature Rana.

1955 à 1972 - Règne du roi Mahendra.

1972 - Le roi Bhirendra accède au trône.

1975 - Couronnement du roi Bhirendra.

1979 - Le roi Bhirendra annonca un référendum après des émeutes pour un choix entre le système panchayat ou les autres partis politiques. Il annonce avant le vote que le peuple élirait une Assemblée législative d'un mandat de cinq ans qui a son tour élirait le premier ministre cependant un cinquième des membres de l'Assemblée serait désigné par le roi lui même. Les premières élections de ce système eurent lieu en 1981. Ce suffrage universel et le vote à bulletin secret ne semblait pas dictatorial mais

En 1989 après des mouvements de protestation du peuple , alors que le 9 avril 1990 le roi annonca qu'il levait l'interdit sur les partis politiques et le 16 avril, qu'il laissait l'opposition dirigé un gouvernement provisoire et accepta le rôle de monarque constitutionnel.

1991 - Le parti du Congrès népalais remporte avec 110 sièges, le Parti communiste du Nepal-Union marxiste léniniste (CPN-UML) a obtenu 69 sièges.

1994 - Après élections législatives le CPN-UML remporte en coalition avec le RPP (parti du R. Prajatantra, anciens du panchayat) et le soutien du Congrès népalais mais trop exigent, le RPP prend sa place.

2001 - 1er Juin : Massacre du Roi Birendra et de la reine Aishwarya ainsi que leurs trois enfants à la suite d’une tuerie au palais royal à Katmandou

 

 

A Propos des Castesgo to top


Le système des castes est basé sur les professions il s'applique essentiellement aux populations hindouistes :

- La caste la plus élevée : les Bahuns ou Brahmines sont prêtres, enseignants et peuvent choisir une autre profession s'il le désire comme agriculteurs le plus souvent. 

- La seconde caste : les Chétris ou Kshatryas sont les défenseurs ou administrateurs du pays et souvent aussi agriculteurs. 

-La troisième caste : les Vaisyas sont commerçants ou agriculteurs. 

- La plus basse des castes : les Sudras font les "dits" petits métiers. 

- les Intouchables sont à ce point en dehors des castes réalisant les travaux de nettoyage. Aucune caste ne peut accepter de nourriture préparée par celle-ci, alors que ceux-ci peuvent être vendeur sur le marché.

Il y a 20 ans la loi a aboli ce système, il faudra du temps avant que les hommes se voient égaux.

 

Novembre 2002

Raids meurtriers au Népalgo to top

Le Monde,  15 Novembre 2002, Dépêche AFP
 

Au moins 72 personnes, pour la plupart des membres de la sécurité, ont été tuées lors de deux raids menés par la rébellion maoïste en lutte contre la monarchie népalaise, selon les autorités.
 

Au moins 24 policiers ont été tués vendredi au Népal, où une cinquantaine de rebelles maoïstes pourraient également avoir trouvé la mort, a annoncé la police. Un précédent bilan policier au conditionnel faisait état de 22 policiers et une cinquantaine de maoïstes armés tués. Dans le district de Gurkha (Ouest), patrie du roi Gyanendra, la guérilla a attaqué vendredi, aux premières heures de la matinée, un poste de sécurité à Takukot, ouvrant notamment le feu à l'arme automatique, et tuant 24 policiers, a indiqué un responsable de la police. Huit autres policiers ont été blessés et transférés vers des hôpitaux, a-t-il précisé."Au moins 50 maoïstes pourraient également avoir été tués dans l'attaque", a-t-il ajouté.

Dans une attaque massive séparée, à Jumla, à 410 km au nord-est de la capitale, Katmandou, environ 3 000 membres de la guérilla maoïste ont attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi le siège des autorités de ce district et en ont brièvement pris le contrôle, a indiqué un responsable de la police. "Les maoïstes ont pris le contrôle de la ville de Jumla pendant plusieurs heures", a-t-il dit. Au matin, l'armée a déployé des hélicoptères et les maoïstes ont été repoussés. 

La ville est de nouveau sous le contrôle de l'armée. Les rebelles maoïstes, qui luttent depuis six ans pour renverser la monarchie, contrôlent déjà au moins six des 75 districts du royaume himalayen et mènent des attaques dans pratiquement tous les secteurs du pays. L'armée a confirmé la mort de trois soldats dans cette attaque, indiquant que 14 autres avaient été blessées. Le premier ministre, Lokendra Bahadur Chand, a réuni d'urgence son gouvernement contesté vendredi matin pour débattre de ces deux attaques massives de la guérilla. Selon les autorités népalaises, le conflit a fait plus de 7 000 morts en six ans au Népal. Ces chiffres sont invérifiables de sources indépendantes.top

 

Novembre 2002

Situation Népalaise Novembre 2002go to top

Communiqué par Lhazy  traduction par  Lio 

Kathmandu, Lhazy, email du 9 Novembre 2002.
 

 

"Actuellement la situation n'est pas vraiment bonne. Beaucoup de Népalais ont été tués par les maoïstes, ce qui fait que nous faisons très attention à nous-mêmes. J'espère que cela ne durera pas longtemps. Depuis Lundi 4 Novembre il y a des "bandh" népalais depuis mercredi dernier. Nous avons actuellement 20 jours de vacances étant donné que nos professeurs tibétains de l'école gouvernementale de Katmandou vont visiter HH Le Dalai Lama. Pas contre nous n'avons pas eu de longues vacances pour les festivité de Tihar. C'est pour le moment les seuls éléments que je puisse communiquer.top

 

Septembre 2002

La guérilla maoïste lance une vaste offensive à l'approche des élections législativesgo to top


Le Monde,  10 Septembre 2002, Katmandou de notre envoyé spécial    Bruno Philip

Le gouvernement du royaume himalayen envisage de réimposer l'état d'urgence. La chute du pays dans le désordre politique, économique et social semble difficile à enrayer
 

Lançant des attaques d'une envergure sans précédent depuis la levée de l'état d'urgence, fin août, la guérilla maoïste a tué une centaine de membres des forces de sécurité en deux jours, selon un bilan officiel provisoire. Dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 septembre, quelque quatre mille guérilleros ont donné l'assaut de postes de sécurité du district d'Arghankanchi (215 km au sud-ouest de Katmandou), tuant au moins 65 policiers et soldats. La nuit précédente, lors d'une offensive dans une région située à l'est de la capitale, 49 policiers et quelque 70 maoïstes avaient péri, selon le ministère népalais de l'intérieur. Ce regain de violences intervient après une série d'attentats à la bombe de faible ampleur survenus, ces dernières semaines, dans la capitale. Alors que les rebelles ont promis de perturber les élections parlementaires anticipées prévues pour le 13 novembre, le premier ministre, Sher Bahadur Deuba, avait indiqué, la semaine dernière, que son gouvernement envisageait de réimposer l'état d'urgence au petit royaume hindou.

Les guérilleros ne sont sans doute pas plus d'une dizaine de milliers. Mais, en six ans, au nom de l'idéologie du défunt "Grand Timonier" chinois, ils sont parvenus à déstabiliser un pays de 23 millions d'habitants, fragile démocratie de l'Himalaya. Déclenchée par les maquisards en février 1996, la "guerre du peuple" a tué, depuis, près de cinq mille personnes, la plupart depuis l'hiver dernier.

Que veulent ces soldats-paysans des collines guidés par des intellectuels de castes brahmanes issus des villes ? "Nous entendons en finir avec la monarchie et nous sommes engagés dans un combat définitif avec les forces de sécurité du pouvoir réactionnaire !" Ainsi parlait "Jivan", chef local de Korchabang, rencontré cet été dans la "zone libérée" du district de Rolpa, à 300 kilomètres de la capitale. Ici, comme dans plusieurs autres districts du royaume, les maoïstes ont établi l'un de leurs janasarkar, ou "gouvernements du peuple". A Rolpa, qui se situe dans le berceau de cette révolte née dans l'ouest du pays, les Maobadis (partisans de Mao) contrôlent de facto une région où les forces de sécurité ne s'aventurent plus guère. Considèrant aujourd'hui le régime chinois comme un repaire de "révisionnistes", leur mouvement semble s'être développé sans aide extérieure, même si des liens existent avec les naxalites (maoïstes) indiens.top

Un Tour Définitif

L'insurrection a pris un tour plus définitif et plus global – seuls deux des soixante-quinze districts du pays ne sont plus touchés par la guérilla – à la fin 2001, après quatre mois de cessez-le-feu. Cette fois-ci contre l'armée, qui, jusque-là, était restée en retrait, laissant à une police démunie et violente la tâche de mater la rébellion. L'état d'urgence fut imposé peu après, le 26 novembre, par les autorités d'un royaume déjà fragilisé par le massacre collectif de la famille régnante, le 1er juin 2001, par le prince héritier.

Depuis qu'un mouvement de rue força, en 1990, l'ancien roi Birendra a légaliser les partis politiques, rien ne semble pouvoir enrayer la dégringolade politique, économique et sociale du Népal. Il y a douze ans, une "révolution" qui fit quelques cinq cents morts suscita pourtant bien des espoirs dans une population qui n'avait connu qu'une année et demie de parenthèse démocratique, en 1960. Douze ans et onze premiers ministres après le mouvement de 1990, la monarchie constitutionnelle bat tous les records d'instabilité. Le Parlement a été dissous en mai par le premier ministre, qui voulait éviter que les députés s'opposent à la prolongation de l'état d'urgence.

Tous les rapports de mouvements népalais des droits de l'homme indiquent que la violence des forces de sécurité répond aux exactions des maoïstes. Ceux-ci ont pris pour cibles tous ceux qui se mettent en travers de leur route. L'armée et la police ne sont pas en reste : les témoignages abondent sur les razzias opérées par les militaires, tirs aveugles contre des civils depuis des hélicoptères, emprisonnements arbitraires, cas de torture, voire exécutions sommaires. Une équipe d'Amnesty International vient d'arriver au Népal pour enquêter, jusqu'au 25 septembre, sur ces violations des droits de l'homme.top
 

22 Août 2002

Air craft crashesgo to top

Communiqué par Lio
 

22 Août 2002, heure locale 09:41
Location Pokhara, Nepal
Operator Shangri La Air
AC Type de Havilland Canada DHC-6-300 Twin Otter
Reg 9N-AFR cn: 726
Route Jomsom - Pokhara
Aboard 18  (15 passengers and 3 crew members)
Fatalities 18
Ground 0

Details:    The plane crashed into a hill 3 miles southeast of Pokhara Airport while on approach. The plane broke into several pieces and bodies and wreckage was scattered over a small area. There was poor weather in the area at the time of the accident.

The tourist plane has crashed in western Nepal, killing all 18 people on board police say. Among those on board of the Twin Otter aircraft from Shangrila Air were 13 Germans, one Briton and one U.S. citizen along with three crewmembers. Nine bodies have so far been recovered from the crash site, close to the town of Pokhara in the west of the country. The plane, a Canadian-built Twin Otter aircraft, was on a scheduled flight from Jomsom in northern Nepal to Pokhara, according to a government spokesman. Germany's Foreign Minister Joschka Fischer offered his condolences to the family. 
"With great dismay I received the horrible news about the plane crash," he said Thursday morning. 
"Our thoughts are with the family of the victims." 
The German federal agency for flight security BFU will send a team to Nepal to investigate the crash. Wreckage from the plane has been found scattered near the village of Dopahar, about five kilometers (three miles) southeast of Pokhara. The crash is the second to hit Nepal during the annual monsoon season that runs from June to September. 

Jomsom is a popular trekking route and Hindu religious site. 
The plane was approaching Pokhara, about 125 miles west of the capital Kathmandu, when air traffic controllers lost contact at about 10 a.m., an anonymous official was quoted by The Associated Press as saying.
This year's monsoon has been particularly harsh with heavy rains triggering floods and landslides blamed for the deaths of more than 500 people. Bad weather was reported in the area at the time of Thursday's crash and initially hampered the rescue effort. However, it is not yet clear if weather conditions were a factor in the crash or if mechanical problems or human error might have played a role. There has been no word of any distress signal from the aircraft before it went down. 
More than a dozen private airlines operate in Nepal, providing visitors with a fast and relatively cheap means of traveling around the Himalayan kingdom.top

Juillet Août  et Septembre  2002

Glissements de terrain provoqués par la moussongo to top


Communiqué par Lio
 

Au moins 150 morts, selon la radio
16 Juillet 2002

Des glissements de terrain provoqués par la mousson ont fait plus de 150 morts et disparus dans l'est du Népal où le mauvais temps continuait mardi de de gêner les secours.
Plus de 40 heures après que deux villages eurent été ensevelis, les autorités ont pu commencer à creuser la boue à la recherche de survivants. La pluie qui tombait dru depuis des jours s'est calmée, permettant l'atterrissage d'un hélicoptère de l'armée.
Les équipes de la police et les militaires ont retrouvé 52 corps alors que cent personnes restaient portées disparues. Au total, 13 villageois ont été dégagés vivants des décombres des 35 maisons ensevelies par les glissements de terrain qui avaient suivi 72 heures de fortes pluies. 11 d'entre eux ont été emmenés par hélicoptère à Katmandou, et un couple retrouvé vivant mais gravement blessé est soigné dans un hôpital de la région.
Un responsable de district a estimé peu probable que l'on retrouve beaucoup d'autres survivants surpris par les coulées dans leur sommeil. "Il y a très peu d'espoir qu'ils aient survécu".
Les glissements de terrain se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi vers 2H00 dans les villages de Dipsung et Sikundel, dans le district de Khotang (190 km à l'est de Katmandou). Une soixantaine de soldats et autant de policiers ont lancé une opération de sauvetage rendue difficile par les pluies persistantes et le caractère reculé de la zone touchée, à au moins six heures par la route de la capitale. "Le temps reste très mauvais, gênant les opérations de secours au sol et les hélicoptères", a indiqué la police.
Il s'agit du plus important désastre survenu au Népal depuis le commencement de la mousson au début du mois. Les inondations entraînées par les fortes pluies ont fait au moins un million de sans-abri et 5 morts en Inde voisine. Les eaux ont également envahi un cinquième du Bangladesh.
Des centaines de personnes périssent chaque année au Népal, lorsque les pluies de la mousson dévalent les pentes de l'Himalaya et envahissent des villages souvent peu équipés pour affronter des crues. Le district de Khotang a déjà été dévasté au cours des six derniers mois par des combats entre l'armée et la guérilla maoïste dont il constitue un des bastions.

 

Au moins 50 personnes 
15 Juillet 2002

... ont été tuées dans une coulée de boue qui a traversé deux villages de montagne de l'Est du Népal lundi matin, selon la station privée Kantipur Radio.
La catastrophe s'est produite dans les villages de Dipsung et Sikundel, dans la circonscription de Khotang, à environ 200km à l'est de la capitale, Katmandou. Les victimes ont été surprises dans leur sommeil. Une vingtaine d'habitations ont été rasées. Quatre personnes ont été dégagées des gravats mais le mauvais temps et le manque de routes dans cette région isolée posent problème aux secours.
Lundi après-midi, les sauveteurs, qui se déplaçaient à pied, n'avaient pas encore atteint les villages sinistrés. Selon la radio, en outre, la destruction d'un centre de communications par des rebelles maoïstes il y a quelques mois isolait un peu plus les deux localités touchés.
Chaque année, les glissements de terrain et inondations dues à la mousson font des centaines de morts au Népal et dans le reste de l'Asie. La saison des pluies qui a débuté en juin au Népal devrait se poursuivre jusqu'à septembre.


Au moins 128 morts dans un village

20 août 2002 

Au moins 128 personnes pourraient avoir perdu la vie dans un glissement de terrain provoqué par les fortes pluies de mousson qui se sont abattues sur un village montagneux de l'est du Népal, annoncent les autorités mercredi. 

Lekhnath Pokhrel du Centre de gestion des catastrophes naturelles a précisé que le glissement de terrain s'est produit dans le village de Thapra dans le district de Ramechap tôt mercredi alors que la plupart des villageois étaient encore endormis."Les premières informations font état de 40 maisons détruites et d'au moins 65 disparus dont on craint qu'ils ne soient morts", a dit Pokhrel. 

Des hélicoptères avec du matériel de secours et de survie attendent à l'aéroport de Katmandou une amélioration des conditions météorologiques pour rejoindre le village sinistré situé à 200km à l'est de la capitale népalaise. 

Le royaume himalayen a été sévèrement touché par les pluies annuelles qui ont également affecté une grande partie de l'Asie. Depuis le mois de juin, plus de 950 personnes ont été tuées et 25 millions déplacées ou encore pris au piège au Népal, en Inde et au Bangladesh. Le glissement de terrain de mercredi survient que les conditions météorologiques commençaient à s'améliorer au cours des derniers jours
 

au moins 66 morts dans le Nord

07 août 2002 

Au moins 66 personnes ont été tuées et 60 autres blessées dans un glissement de terrain qui a frappé le nord du Népal jeudi matin, ont annoncé les autorités. Ce glissement de terrain a été provoqué par les fortes pluies de la mousson, qui ont déjà fait 332 morts dans le royaume himalayen. 

Il a frappé cinq villages dans le district montagneux isolé de Taplejyug (600 km de Katmandou), a précisé Lekh Nath Pokhrel, responsable du ministère de l'Intérieur. Les accès aux villages ont été coupés, et l'autoroute bloquée par les rochers et la boue. Le ministère a dépêché un hélicoptère et des secouristes vers les villages affectés. On ne disposait pas de plus de précisions dans un premier temps.
 

au moins 32 victimes

Septembre 2002 

Les pluies de moussons ont à nouveau provoqué une série de glissements de terrain au Népal. Les autorités indiquent en effet que 5 villages du Népal ont été victimes d’importants glissements de terrain qui ont fait au moins 32 victimes et 50 blessés. « Nous faisons tout notre possible pour envoyer le plus rapidement possible des équipe de sauveteur sur zone » a rapporté Lekhnath Pokharel le Ministre du logement.

La région touchée est situé dans le district de Taplejung à 500 kilomètre à l’Est de la capitale du Népal Kathmandou.

Depuis le mois de juillet, plus de 300 personnes ont été tuées par des inondations et des glissements de terrain consécutifs aux très importantes pluies de moussons qui s’abattent sur l’Inde et le Sud-Est asiatique.

Août 2001

Profil de l'égalité des sexesgo to top

26 Octobre  2001

Le roi  nomme son fils unique prince héritiergo to top


Dépêche AFP Katmandou

Le roi du Népal Gyanendra a nommé vendredi son fils unique Paras prince héritier qui est âgé de 29 ans, a annoncé vendredi la radio d’État népalaise.

Le roi Birendra et la reine Aishwarya ainsi que leurs trois enfants, avaient trouvé la mort à la suite d’une tuerie au palais royal à Katmandou le 1er juin dernier. Le responsable du massacre, le prince héritier Dipendra, est également décédé. La mort du roi et de la reine avaient fait du prince Gyanendra, frère du roi défunt, le nouveau roi du Népal.

Habituellement il était d’usage de nommer immédiatement le prince héritier après le couronnement du roi mais compte tenu d’un certain ressentiment populaire à l’égard de Paras pour sa conduite passée il avait été décidé de retarder cette nomination.

C’est une querelle familiale à propos des projets de mariage du prince héritier Dipendra qui a été à l’origine du massacre de la famille royale, avait alors affirmé le prince Paras. Ce dernier qui était présent au palais royal le soir du drame, avait affirmé à la commission d’enquêtes que ce projet de mariage contrarié était à l’origine du geste de folie du prince. Le prince héritier s’est vivement disputé avec sa mère la reine Aishwarya, opposée au désir de son fils d’épouser une jeune femme, Devyani Rana, dont le père est Népalais mais la mère Indienne.

Furieux de ce refus, le prince sous l’influence de l’alcool et de la drogue, avait ouvert le feu sur sa famille, tuant son père le roi Birendra, sa mère, son jeune frère, sa soeur, et cinq autres membres de la famille royale, avant de retourner l’arme contre lui. Il devait mourir mort deux jours plus tard des suites de ces blessures.top

 

Juin 2002

Commentaires sur les évènements du 1er Juin 2001go to top

Les cloches devant les temples de Katmandou sonnent pour réveiller les dieux endormis. Elles sonnent beaucoup. Les Népalais ont besoin de toutes les divinités du panthéon hindou. Un an après le massacre de la famille royale, toujours inexpliqué, le petit royaume himalayen s'enfonce dans une guerre civile qui n'ose dire son nom. Le pays des déesses vivantes est devenu le royaume des rois morts et maudits, ravagé par une guérilla maoïste de plus en plus brutale et audacieuse.

«Pour nous, le 1er juin, la nuit du massacre de la famille royale, a été comme le 11 septembre en Occident. Depuis, plus rien n'est comme avant», explique Kunda Dixit, rédacteur en chef du meilleur journal du pays, le Nepali Times. En une nuit fatale, où a été décimée la dynastie des Shah, massacrée par le prince héritier Dipendra qui s'est suicidé, le Népal a perdu son innocence. Le pays a beau être une monarchie constitutionnelle depuis une dizaine d'années, la disparition du roi a été vécue comme un séisme.

Deuil et rumeurs. «Il faut comprendre que c'est le roi qui fait le Népal et représente son unité, nous ne sommes que 23 millions d'habitants, mais nous sommes divisés en une trentaine d'ethnies, parlant une dizaine de langues différentes, vivant dans des régions inaccessibles», ajoute Kunda Dixit. Depuis un an, le nouveau roi Gyanendra, frère du roi Birendra assassiné, a gardé le deuil comme le veulent la tradition hindoue et le protocole des Shah. Il ne sort de son palais qu'à l'occasion de fêtes religieuses encadré par ses gardes du corps de peur d'un attentat. L'homme apparaît à la télévision du royaume, le visage épais, le regard lourd, sans jamais sourire. «Birendra était un roi populaire, les gens l'aimaient bien, Gyanendra, on ne sait pas», explique un petit commerçant de Katmandou qui comme tous les Népalais ne voudra pas donner son identité lorsque l'on parle du roi. En discret signe de défiance, les échoppes du Népal ont conservé la photo officielle du roi assassiné et de sa famille plutôt que d'afficher celle de Gyanendra et de son épouse.

Sur le roi actuel courent bruits et rumeurs. Il était absent du palais le soir du massacre et il n'en faut pas plus dans cette ville des murmures pour l'accuser d'avoir commandité l'assassinat de son frère pour pouvoir régner. On parle du soutien occulte des services indiens, d'un sosie qui aurait remplacé le prince parricide. Kunda Dixit balaie toutes ces allégations. «Nous avons enquêté longuement, vu et interviewé tous les survivants du massacre. Pour moi, il ne fait pas de doute que Dipendra est le meurtrier, c'était un jeune homme très dérangé, un dingue des armes.» Il buvait, se droguait et ne supportait pas que sa mère s'oppose à son mariage avec sa bien-aimée, d'une caste rivale des Shah. «C'était une bombe à retardement», conclut le journaliste, qui admet que cette version officielle ne passe pas la rampe dans les bazars et les rues du royaume.

Habilement, les maoïstes, qui depuis six ans mènent une «guerre du peuple» dans les régions reculées à l'ouest du Népal, ont su profiter de l'affaiblissement de l'image du roi. Dans tous leurs communiqués, ils attaquent en termes injurieux - sans précédent dans ce royaume respectueux de ses monarques - Gyanendra et le nouveau prince héritier, Paras, qui a une sale réputation de petit voyou. En un an, cette guérilla lointaine s'est rapprochée des centres du pouvoir dans la vallée de Katmandou. Par deux fois, les maoïstes ont réussi à paralyser la capitale par une grève générale. «Les gens ont peur», explique un conseiller du Premier ministre. Ils ont multiplié les attentats, détruisant l'usine d'embouteillage de Coca-Cola, endommageant un pont, tuant quelques policiers.

Ces actions hautement visibles, même si jamais un étranger n'a été visé, ont provoqué un effondrement du tourisme, la principale ressource du pays avec l'aide internationale. A Thamel, haut lieu des chemins de Katmandou, restaurants, agences de trek, boutiques de souvenirs et marchands de CD de contrebande sont déserts. Le soir, à 21 heures, les portes se ferment et errent seulement des policiers en armes qui contrôlent mollement les ombres des touristes à la recherche d'un nirvâna perdu. «Un touriste dans un pays du tiers monde fait vivre sept à huit personnes, explique un banquier de Katmandou. En un an, le Népal a perdu au moins 500 000 visiteurs, l'impact sur l'économie est énorme.»

Terreur. Confronté à cette crise, réalisant que sa police était totalement débordée, le gouvernement de Sa Majesté a finalement fait appel à l'armée en novembre dernier pour lutter contre la guérilla. Les généraux népalais s'étaient vantés d'annihiler les maoïstes en quelques mois. Mais, avec une armée sous-équipée, mal entraînée, surtout habituée à de juteuses opérations de maintien de la paix sous le casque bleu de l'ONU, la bataille s'est avérée difficile. Jour après jour, l'état-major fait état de bilans aussi impressionnants qu'invérifiables. 500 tués un jour, 30 le lendemain. L'information est contrôlée et ces faits d'armes - qui ne mentionnent qu'exceptionnellement des victimes du côté gouvernemental - apparaissent très exagérés. Avant l'intervention de l'armée, les maoïstes contrôlaient près de la moitié des 75 districts du Népal. «C'est vrai qu'ils sont sur la défensive, mais ils restent capables de monter des coups très durs», analyse Subodh Raj Pyakurel, responsable d'une ONG qui défend les droits de l'homme. Dans son petit bureau, il présente des photos montrant les exactions des maoïstes qui disent s'inspirer des naxalistes indiens et des Péruviens du Sentier lumineux. Des corps torturés, des têtes coupées, des membres mutilés. «Ils menacent puis tuent sans pitié tous ceux qui leur résistent, les paysans riches, les politiciens locaux, les instituteurs, ils règnent par la terreur.» Côté pouvoir, les violations des droits de l'homme sont de plus en plus inquiétantes.

Exactions policières. Avec la guerre totale lancée par l'armée a été imposé un état d'urgence qui donne quasiment tous les droits aux forces de l'ordre. «La police torture, passe à tabac et enferme aussi longtemps qu'elle le veut tous les "suspects"», ajoute Pyakurel. En six ans, près de 4 000 Népalais sont morts victimes de cette guerre ignorée. Le Premier ministre Sher Bahadur Shah nie que ses troupes pratiquent de pareilles exactions. Selon lui, les maoïstes ne sont que 2000 à 3000. «En trois ans, on les aura vaincus, ils sont désespérés», assure-t-il à Libération. De retour de Washington, il a obtenu 20 millions de dollars d'aide militaire, au nom de la lutte planétaire contre le terrorisme.

Il n'est pas sûr que cette option militaire mette fin à la «guerre du peuple». «Il faut voir d'où les maoïstes viennent, explique Subodh Raj Pyakurel. Ce sont des régions entières que les politiciens ont toujours abandonnées, où les riches, les hautes castes unies avec la police et les politiciens locaux, ont fait ce qu'ils voulaient. Ils ont exploité les plus pauvres tout en vivant de la corruption, on peut comprendre que les maoïstes soient apparus comme un espoir.».go to top
 

Juin 2002

Massacre royal du 1er Juin 2001go to top


Situé dans l'Himalaya, entre les deux immenses nations que sont l'Inde et la Chine, le Népal est un Etat-tampon. Les partis politiques étaient interdits dans ce petit pays qui est le dernier royaume hindou de la planète. En 1990, après des manifestations violemment réprimées, une Constitution a été proclamée et les partis autorisés. Une nouvelle crise a frappé le pays l'année passée, avec l'assassinat du roi, de la reine et de 8 autres membres de la famille royale. Les circonstances de cet assassinat ne sont pas très claires, mais il semble que le Prince héritier, Dipendra, soit lié à ce massacre... mais il meurt 3 jours plus tard. Le frère de l'ancien roi, le prince Gyanendra, lui a succédé au trône, dans un climat de tensions politiques. Totalement dépendant de l'Inde sur le plan économique, le Népal est l'un des pays les plus pauvres de monde. En septembre 2002, alors que la Belgique s'interroge sur le fait de fournir des armes au Népal, les combats entre la guérilla maoïste et l'armée continuent.go to top

Août 2004

Maoïstes contre les Missgo to top

le 10 Août 2004:

Les Maoïstes s'en prennent désormais aux "Miss", en effet, des partisans de l'insurrection maoïste et des militants hindouistes ont protesté dimanche contre le premier concours de beauté du Népal. Les manifestants, en majorité des femmes, ont dénoncé l'élection de Miss Népal dans un centre des expositions de Katmandou comme une "exploitation des femmes et de la culture népalaise" suite à élection de Payal Shakya (18 ans) élue Miss Népal contre 17 autres candidates. Interrogée sur ce qu'elle ferait si elle était premier ministre, elle a répondu: "Promouvoir le développement, maintenir l'ordre et améliorer l'enseignement" - Les maoïstes disent compter environ un quart de femmes dans les rangs de l'insurrection qui a fait plus de 10.000 morts en huit ans. Dans un autre domaine, on apprends que la guérilla maoïste qui contrôle une grande partie du pays s'attaque à tous les symboles du développement, aux villas personnelles (dans lesquelles beaucoup de gens craignent aussi de garder du liquide chez eux à cause de ces mêmes maoïstes.) Le sentiment est que si votre argent est à la bourse, il se trouve en lieu sur", ajoute M. Agarwal. , infrastructures et aux usines....Le gouvernement, de son côté, a entrepris des réformes pour lutter contre la corruption qui alimente l'insurrection et à ce titre, a créé une commission qui poursuit des dizaines de chefs d'entreprises et fonctionnaires indélicats - Les autorités ont également obtenu le droit d'aller examiner les comptes bancaires partout où elles le souhaitent. "Investir dans les infrastructures est dangereux à cause des maoïstes mais garder son argent à la banque est également dangereux à cause des lois anti-corruption", explique P.L. Agarwal, un économiste qui dirige une société d'import-export - Il ne faut pas oublier qu'une bonne partie de l'argent qui a afflué au Népal Stock Exchange provient de la diaspora népalaise qui envoie plus d'un milliard de dollars par an au pays.....!

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Août 2004

Blocus de Katmandougo to top

Mercredi 18 Août 2004:

 "Blocus" dans la ville ! Pour la première fois depuis 1996, les Maoïstes s'en sont pris à un hôtel de luxe de Katmandou... - Les rebelles ont attaqué lundi 16 août un hôtel de luxe de la ville, le "Soaltee Crowne Plaza", provoquant des dégâts matériels importants mais ne faisant aucune victime. Cette attaque s’est produite alors que les maoïstes avaient posé un ultimatum à vingt-quatre importantes sociétés du royaume, les sommant de fermer leurs portes avant mardi 17 août. Plusieurs d’entre elles ont donc baissé leur rideau à Katmandou, plus en signe de protestation qu’en réponse à l’ultimatum. Leurs dirigeants, qui estiment que le gouvernement ne garantit pas leur sécurité, souhaitent faire pression pour accélérer la réouverture des négociations avec les maoïstes. Ceux-ci ont également menacé de faire le siège de la capitale, qui dispose de dix semaines de vivres, carburant et denrées essentielles - La majorité des entreprises ont fermées leur porte entraînant le mécontentement des dirigeants qui se sentent sans solutions bien que le gouvernement ai déployé des renforts autour de la ville de 1,5 million d'habitants pour tenter de rassurer la population - Les voitures se font rares et seuls les cars continuent de circuler normalement - Ce blocus vise essentiellement à créer un climat de terreur, avec pour revendication la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur des maoïstes emprisonnés. Ils demandent aussi d'être rayés de la liste des organisations terroristes.....

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Sept 2004

Irak : 12 morts Népalais et évènements en chaînego to top

Dimanche 5 Septembre 2004:

Le gouvernement népalais, qui avait promis de punir les responsables d'attaques contre des cibles musulmanes après la mort de 12 Népalais tués en Irak, était de plus en plus critiqué pour son incompétence à gérer cette prise d'otages - Le couvre-feu imposé dans la capitale Katmandou mercredi après-midi était toujours en vigueur et la situation était calme et des forces de sécurité étaient déployées autour des bâtiments publics et mosquées en ce jour de prêche hebdomadaire pour les musulmans.
Mercredi, 5.000 manifestants avaient attaquer des cibles musulmanes à Katmandou, incendiant la principale mosquée de la capitale, saccageant les bureaux de la "Qatar Airways" et marchant vers l'ambassade d'Egypte, qui représente les intérêts Irakiens au Népal.
Deux personnes sont mortes et une cinquantaine ont été blessées dans des affrontements avec les policiers.A "Birtamod" (sud-est), une petite mosquée et une école coranique ont également été incendiées ce jour-là.
Le Premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba, qui s'est rendu vendredi à la mosquée incendiée de Jama Masjid à Katmandou, a promis aux dignitaires musulmans de punir les incendiaires mais il semble lui aussi débordé par la situation, l'opposition népalaise a d'ailleurs accusé vendredi le Premier ministre de n'avoir pas tout fait pour sauver la vie de ses concitoyens: "au lieu d'envoyer le ministre des Sports aux JO d'Athènes pour encourager un athlète de taekwondo, le gouvernement aurait dû dépêcher en Irak le ministre des Affaires étrangères ou le ministre de l'Information, seul ministre musulman du gouvernement" a déclaré un responsable du principal parti démocratique d'opposition, le Congrès népalais - Un représentant de la communauté musulmane, Mohammed Habibulah, avait déjà estimé jeudi que si le gouvernement avait "envoyé une délégation en Irak" pour prendre des contacts avec des dirigeants islamistes reconnus, "les militants irakiens auraient épargné la vie (des otages) comme ils l'ont fait avec les Indiens".

Mon avis: En ce qui me concerne et d'après mes informations sur place, si la capitale vit des heures difficiles et qu'il est bien évidement déconseillé d'y séjourner, les itinéraires de trekkings sont eux, sûrs et la fréquentation attendu dans les semaines à venir semble être record par rapport aux années précédentes - Il va de soi que comme au début de chaque année de la saison de trekking, les rapports de forces devraient cesser car les agences sont elles mêmes pour la plupart montées avec des fonds .... provenant des 2 cotés de la barrière (certains du Roi et d'autres de la part des opposants), personne ne crache donc sur l'aubaine qui se présente à l'arrivée des touristes ...ceci étant, tachez de ne pas randonner seul et de partir avec une agence sérieuse qui saura déjouer les pièges du terrain mais aussi les contraintes dûes aux tensions actuelles !

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Fev 2005

Le roi impose l'état d'urgence et coupe les communications avec l'extérieurgo to top

Source = Reporters sans Frontière

Les télécommunications, par téléphone et Internet, entre le Népal et le reste du monde sont toujours coupées. L'aéroport international de Katmandou a été rouvert moins de 24 heures après sa fermeture. La plupart des quotidiens népalais ont pu paraître le 2 février, mais le Palais aurait averti les directeurs de publication que la censure avait été rétablie. La diffusion par câble et satellite des chaînes de télévision étrangères, notamment indiennes, a été suspendue. Enfin, des dizaines d'opposants, dont des journalistes, auraient été arrêtés dans le pays.

Mardi 1er Février 2005:

Le 1er février 2005, le roi Gyanendra a pris tous les pouvoirs, imposé l'état d'urgence et coupé son pays du reste du monde. Toutes les communications, notamment par e-mails, ont été coupées, et les radios privées en FM contraintes d'annuler leurs programmes d'information.

Reporters sans frontières lance un appel au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, pour qu'il intervienne auprès du roi du Népal. « Ce n'est pas la première fois que le roi tente de s'imposer par la force, en privant les Népalais de leur liberté d'expression. La communauté internationale est restée passive face à la dégradation de la situation des droits de l'homme dans le pays. Il est maintenant urgent que les Nations unies réagissent avec fermeté », a affirmé Reporters sans frontières.

Le 1er février 2005, le roi Gyanendra a dissous le gouvernement, pris le contrôle de l'exécutif et placé en résidence surveillée de nombreux opposants. L'armée royale a été déployée dans les rues et l'aéroport international de Katmandou a été fermé.

Les autorités ont coupé toutes les communications avec l'extérieur, téléphone et e-mails, et les sites Internet hébergés au Népal sont inaccessibles, notamment nepalnews.com. Les radios privées en FM se sont vu interdire de diffuser des bulletins d'information. En revanche, la télévision et la radio gouvernementales n'ont pas modifié leurs programmes.

Ce coup d'Etat du roi serait lié à l'incapacité du gouvernement de coalition de Sher Bahadur Deuba d'amener les rebelles maoïstes à la table des négociations et d'organiser des élections parlementaires au printemps prochain. Dans un discours diffusé par les médias gouvernementaux, le roi a affirmé : « Dans le cadre des droits impartis à la couronne par la Constitution actuelle, j'ai dissous le gouvernement dans l'intérêt du peuple, du pays et de la défense de la souveraineté. »

Déjà le 26 novembre 2001, le roi Gyanendra, sur recommandation du gouvernement de Sher Bahadur Deuba, avait proclamé l'état d'urgence. Quatre mois plus tard, le bilan était lourd : plus de cent journalistes avaient été arrêtés par les forces de sécurité, et la majorité avaient été torturés.

En 2004, pour la troisième année consécutive, le Népal était le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes avaient été arrêtés.

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