Bouquins et Vidéos
Films & Vidéos

Sept ans au Tibet (1998)
Kundun, l'épopée du quatorzième Dalaï Lama
Himalaya, l'enfance d'un chef
Little Buddha (1994)
La coupe (1999)
Windhorse (1998)
Samsara (2001)
Tibet- Hommage au peuple tibétain (2002)

Monsieur Schmidt (2002)

Faut pas rêver (France 3, 2003) :  Urgan, l'enfant de l'Himalaya

Faut pas rêver (France 3, 2005) :  Les Chemins de Lhassa

De Katmandou à Lhassa

Au départ de notre route

Les porteurs de misère

Les fondeurs de Patan

Les Routiers célestes

Les pèlerins du Kailash

Les Cavaliers du Kham

Lhassa, capitale

Les nuits de Lhassa
L'Aventure Humaine (ARTE, 200502) : Tibet, Trésors perdus 
 

 

Sept ans au Tibetgo to top
de Jean-Jacques Annaud

avec Brad Pitt

(9 septembre 1998)
Cinéaste éclectique dans le choix de ses sujets, mais toujours passionné par des héros en quête de leur vérité, Jean-Jacques Annaud retrace ici une histoire réelle. Placé sous le signe de l'ascèse spirituelle, mais aussi de l'échec existentiel, le film ne manque pas de grandeur et ne se complaît pas dans l'anecdote historique ou pittoresque. Certes le cinéaste vise à toucher le plus large public possible, mais il le fait sans démagogie. La montagne et la civilisation tibétaines, filmées avec une sorte de passion respectueuse, sont les détonateurs d'une prise de conscience que tout spectateur est à même de partager, à savoir qu'il ne saurait y avoir de paix intérieure sans l'abandon des préjugés et des vanités qui ensanglantent la planète des hommes. Cette leçon, Annaud la dispense avec une conviction communicative.

 

Kundun, l'épopée du quatorzième Dalaï Lamago to top

de Martin Scorcese
La vie du Dalaï-Lama passionne les réalisateurs. Après Sept ans au Tibet de Jean-Jacques Annaud, Martin Scorsese (Mean Streets, Les Affranchis) s'intéresse à ce chef spirituel reconnu comme étant la quatorzième réincarnation de Bouddha. Réalisée avec l'accord du Dalaï-Lama, cette grande fresque couvre la période de 1937 à 1959 et milite en faveur de la cause tibétaine. Magnifiquement mis en scène et superbement photographié par Roger Deakins, le très esthétique Kundun s'avère un beau parcours initiatique.

 

Himalaya, l'enfance d'un chefgo to top

Réalisateur : Eric Valli
avec : Thilen Lhondup, Lhakpa Tsamchoe, Gurgon Kyap, Karma Tensing Nyama Lama, Karma Wangiel. Réalisateur : Eric Valli
Un village perdu du Dolpo, dans l'Himalaya, à cinq mille mètres d'altitude. Le vieux chef TINLE, refuse de laisser la conduite de la caravane de yaks au jeune Karma qu'il accuse d'être responsable de la mort de son fils. Karma, ignorant les oracles et la colère du chef, lève la caravane avant la date rituelle, entraînant avec lui les jeunes du village. Au jour fixé par les dieux, TINLE, avec l'aide de son second fils Norbou, de son petit-fils Passang et de ses vieux compagnons, décide d'emmener une seconde caravane sur la route semée de dangers. S'engage alors, entre la montagne, les deux caravanes et les Dieux, une course impitoyable pour la vie...

 

Little Buddhago to top

de Bernardo Bertolucci
(1994)

In many ways Little Buddha is a companion piece to Bernardo Bertolucci's The Last Emperor. A beautiful travelogue and history lesson unfolds in the two parts of this film: a historical text of Siddhartha (Keanu Reeves) and the contemporary quest of Lama Norbu (Ying Ruocheng), who believes he has found the reincarnation of his former teacher in a Seattle child. The ancient, magical tales sweep away the blasé contemporary action. Ruocheng's presence drives the story of discovery as the child learns about the teachings of Buddhism. A visual feast that will dazzle both young and old. In fact, were it not a religious icon, the youngsters might want Siddhartha dolls after viewing his magical on-screen adventures. Beautiful cinematography by Vittorio Storaro.

 

La coupego to top
(The cup, 1999)

avec : Jamyang Lodro, Orgyen Tobgyal, Neten Chokling.

Réalisateur : Khyentse Norbu

Eté 1998. La Coupe du Monde déchaîne les passions... jusqu'au Tibet ! Dans un monastère, Orgyen, un jeune moine farceur de 14 ans, adore Ronaldo, Dieu vivant du fottball. La nuit, il fait le mur afin de suivre les exploits du brésilien à la télévision. Découvert par le surveillant général, Orgyen est puni et interdit de toute nouvelle escapade. La finale approche. La fièvre monte. Comment Orgyen va-t'il faire pour regarder le match entre le Brésil de Ronaldo et la France de ZIDANE ?

Le film nous montre comment les tibétains sont finalement des hommes comme les autres au travers de la retransmission de la coupe du monde de football 1998 dans l’enceinte même d’un monastère bouddhiste !

 

Windhorsego to top
(1998)
English subtitles
One of the Few Movies with Realities of Brutality in China, May 28, 2001
Reviewer: A viewer from Cupertino, California, USA
Truly one of the most shocking but remarkable and authentic films I have ever seen in my whole life. As I watched "Windhorse," I could easily feel how the Tibetans, along with other minorities in China, such as Uygurs, were brutally maltreated by the Chinese Communists who determined to forcefully assimilate the Tibetans and other non-Chinese people into the Chinese mainstream society, which cause resentment and sometimes rage from these minorities.

 

Samsara : le monde des hommesgo to top

Film indien réalisé par Pan Nalin
avec: Shawn Ku (Tashi), Christy Chung (Pema), Neelesha Bavora (Sujata)
et aussi : Lhakpa Tsering, Tenzi Tashi, Jamayang Jinpa...
(2001)

Une superbe fresque dans les hautes vallées du Ladakh.

Villages, Monastères, panoramas himalayens.

Le combat intérieur d'un jeune moine himalayen en quête de son destin, partagé entre le désir charnel et 'amour qu'il éprouve pour une jeune fille de son village et sa vocation spirituelle et religieuse.

Superbe.

Dans le nord de l’Inde au Ladakh, Tashi, un jeune moine, est « libéré » après 3 ans, 3 mois, 3 semaines et 3 jours de réclusion dans un ermitage, une épreuve qui lui permettra de devenir grand moine dans le monastère bouddhiste qu’il a intégré à l’âge de cinq ans. Mais son engagement spirituel est bouleversé quelques jours après son retour. Son corps s’exprime contre la volonté de son esprit, il désire, et des doutes l’assaillent sur son avenir au sein du monastère… Et si la vie à l’extérieur était celle qui lui convenait le mieux ? Tashi décide de franchir la frontière du Samsara, « le monde des hommes » dans la terminologie bouddhiste, et se met en tête de conquérir le cœur de Pema, une jolie paysanne…

http://www.samsarafilm.com/

http://www.ocean-films.com/samsara/

 

Tibet- Hommage au peuple tibétaingo to top
(2002)

de Raymond Renaud, guide de haute montagne, Connaissance du monde

La vie des tibétains à Lhassa, capitale du Tibet.

Le Potala, palais forteresse, résidence du Dalaï Lama

Le Jokhang, le temple le plus vénéré du Tibet

La montagne la plus sacré du monde, "Le Kailash"

Océan primitif : le lac Manassarovar

L'histoire du roi Songsten Gompo (VII°siècle) qui réussit la conquête d'une partie de l'Asie centrale

L'Everest "Chomo Lungma"

 

 

Monsieur Schmidtgo to top
(Drame, 2002)

de Alexander Payne

avec Jack Nicholson, Hope Davis, Dermot Mulroney, June Squibb, Kathy Bates, Howard Hesseman, Christine Belford, Josh Geller, Jim Kay, Robert Kem, Tom Belford, Beverly Boe, Robert Boe, Mike Whitney, Debra Kem

Suite à sa mise à la retraite et à la mort de sa femme, Warren Schmidt (Jack Nicholson) est tombé dans le désabusement. Au volant de son Winnebago de trente pieds, il traverse les plaines du Nebraska pour aller assister au mariage de sa fille (Hope Davis) à un vendeur de lits d’eau (Dermot Mulroney). Mais chacun de ses gestes semble être le mauvais, ce qui fait voir à Warren sa vie comme une suite ininterrompue d’échecs. Alors qu’il relate par correspondances sa vie à un jeune tanzanien qu’il parraine pour soixante-treize cents par jour, son existence lui apparaît sous un nouveau jour.

 

 

Urgan, l'enfant de l'Himalayago to top
(Documentaire Faut pas rêver / France 3,  2003-10-04   20h45)

52' de Corinne Glowacki et Philippe Bigot

C'est au Ladakh tout au nord de l'Inde, sur les contreforts de l'Himalaya que nous le retrouverons... C'est sur le chemin des yaks que nous le suivrons, des yaks que l'on élève d'un côté de la montagne et que l'on vend de l'autre...
Urgan lui, franchira ce col à plus de 5000 mètres d'altitude pour quitter l'enfance et s'incliner devant son destin de maire. La fatigue, l'angoisse des rencontres surprenantes, le rire d'Urgan aussi, j'en suis sûr, résonnera encore longtemps dans votre mémoire.

Au nord de l'Himalaya, la vallée de la Nubra au Ladakh n'est ouverte aux étrangers que depuis 1993. Il faut plusieurs jours de marche pour atteindre Tangyer, un village isolé à 3800 mètres d'altitude.
Dans ce village reculé, on n'a jamais cessé de respecter les traditions bouddhistes : ainsi la coutume veut que le cadet de la famille devienne lama. Urgan a 9 ans. Il n'a jamais connu d'autre horizon que celui imposé par les sommets enneigés. En ce mois de janvier, il doit quitter sa famille pour rejoindre son monastère et traverser le col de Wori La, situé à plus de 5000 mètres d'altitude.
Au cours de ce voyage, il est accompagné par son oncle, caravanier, qui se rend de l'autre côté de la vallée pour y vendre des yacks, à l'occasion de Losar, le Nouvel An tibétain.
Puis Urgan continuera sa route, accompagné de son cousin Norbu, âgé de 19 ans. Ensemble, pendant plusieurs jours, ils parcourront un chemin initiatique jalonné de situations cocasses, de rencontres inattendues, spirituelles, inquiétantes ou fascinantes : un chemin vers l'éveil...

Les Chemins de Lhassago to top
(Documentaire Faut pas rêver au Tibet / France 3,  2005-01-17   20h55)

120' de Laurent Bignolas    partie 1 /10

A 900 km seulement l'une de l'autre, Lhassa et Katmandou. Deux villes, l'une fermée pendant si longtemps à n'importe quel étranger, l'autre ouverte depuis si longtemps à tous les étrangers...
Lhassa où la rigueur maoïste interdisait tous les rêves, Katmandou où les jeunes du monde entier rêvaient de tout s'autoriser. Deux capitales si différentes, séparées par les plus hautes montagnes du monde et qu'une seule route relie, mais que beaucoup rapproche.
Chacune a son histoire mais chacune a connu les mêmes hommes : pélerins, marchands, réfugiés politiques... dont nous avons suivi les traces sur un chemin mythique, où l'oxygène vient à manquer parfois, où les paysages puissants vous coupent toujours le souffle !

Hier, route des marchands d'étoffes, d'or et de pierres précieuses...aujourd'hui vecteur d'échanges avec le monde contemporain grâce à l'ouverture de la Chine.

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De Katmandou (Népal) à Lhassa (Tibet), il y a 900 km d'une route qui est l'un des rares passages à travers la chaîne infranchissable de l'Himalaya. C'est au VIe siècle avant J.-C. que le commerce entre l'Inde et la Chine s'établit. Au cours des temps, va se développer l'axe de communication le plus important, le seul à accéder au « Toit du Monde », à plus de 3800 mètres d'altitude. Cette route empruntée jadis par les marchands d'étoffes, d'or et de pierres précieuses permet encore aujourd'hui des échanges commerciaux que l'ouverture de la Chine au monde contemporain va sans doute développer. C'est surtout l'occasion de découvrir l'une de ces régions qui, il y a encore quelques années, était isolée du monde : le Tibet, province autonome, intégrée à la Chine.      partie 2 /10

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Au départ de notre route, le Népal, posé comme une bande de verdure au pied de la chaîne montagneuse la plus impressionnante du monde. Un pays superbe d'où émergent neuf des plus hauts sommets de la planète, dont le toit du monde, l'Everest, 8 848 mètres d'altitude.
Voitures, motos, poussière, gaz d'échappement : voici Katmandou à l'aube du 3e millènaire. Avec plus d'un million d'habitants, c'est le cœur du Népal, la capitale d'un royaume qui ne compte pas moins de cinq cents temples. On vit avec eux, et personne ne manque de s'y prosterner, cherchant à chaque instant la protection des divinités...
    partie 3 /10

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Les porteurs de misère
Népal

un reportage de Philippe Lespinasse et Jean-Christophe Chéneau
L'Himalaya a ses héros, brandissant leurs drapeaux en haut des sommets. On les appelle « les conquérants de l'inutile », car ce qu'ils font est futile et magnifique.
Mais plus bas dans la montagne, des anti-héros chargés comme des mulets, transportent chaque jour des tonnes de vivres et de matériaux pour ravitailler les villages inaccessibles. La principale destination de ces hommes camions : Namche Bazaar, dernier village avant l'Everest, qu'ils rallient en trois semaines. Ils approvisionnent ce village pour que les héros, transportés en hélico, puissent y faire leurs courses sans se fatiguer avant leur héroïque ascension.  
partie 4 /10

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Les fondeurs de Patan    partie 5 /10
Népal
un reportage de Philippe Lespinasse et Vincent Pacifico

Ils travaillent les métaux les plus nobles, or, cuivre, argent, et sont les spécialistes incontestés de la statuaire. Les Newars sont fondeurs depuis le VIIe siècle, leur histoire se confond avec celle des relations entre le Népal et le Tibet. Dans l'atelier de la famille Awalé, tout part de la cire modelée à la main, toutes les pièces proviennent des mains d'un vieil artiste, humble et inspiré.

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Les Routiers célestes    partie 6 /10
Népal et Tibet
un reportage de Herlé Jouon et Jean Christophe Chéneau

C'est la route la plus haute du monde. Les Chinois l'appellent la route de l'amitié mais les chauffeurs tibétains considèrent que cette unique liaison entre Lhassa et Katmandou est infernale.
La route commence à la frontière entre le Népal et la Chine. Une armée de porteurs fait le va et vient entre les deux postes frontières séparés par un pont étroitement surveillé par les militaires chinois. La plupart des marchandises se transportent à dos d'hommes, seuls quelques rares camions népalais peuvent passer ce pont avant de faire demi-tour 12 km plus haut. Une fois son camion chargé de denrées népalaises, Pupten, le routier tibétain, peut enfin prendre la direction des hauts plateaux, à 5000 m d'altitude.

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Les pèlerins du Kailash    partie 7 /10
Tibet
un reportage de Herlé Jouon et Jean-Christophe Chéneau
Chaque année, à la pleine lune de juin, ils sont des milliers à converger vers l'extrême ouest du Tibet. C'est
dans cette partie du monde que les Bouddhistes ont trouvé leur axe de l'univers : le Mont Kailash, dont le dôme de glace culmine à plus de 6 700 m d'altitude.
Des familles tibétaines entières viennent célébrer la naissance de Bouddha avant de se lancer dans une grande marche initiatique autour de la montagne sacrée. Sous un soleil brûlant, dans le vent, la poussière et la neige, ils font la « Khora » et marchent pendant 51 km quelques soient les souffrances endurées. Pour eux c'est une manière de se purifier et d'avancer d'un pas nouveau.

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Les Cavaliers du Kham    partie 8 /10
Tibet historique
un reportage de Corinne Glowacki et Philippe Bigot
Les nomades Khampas vivent sur les hauts plateaux du Tibet historique, dans la province chinoise du Sichuan. Chaque année en été, ils se rassemblent autour de la ville de Litang à 4700 m d'altitude pour participer au plus grand festival de courses de chevaux du Tibet et réaffirmer à cette occasion leur identité, celle de cavaliers hors pair. Sur le dos de leur monture, parés de leurs plus beaux atours, ils rivalisent de dextérité en effectuant des acrobaties qui témoignent de leur passé guerrier : basculer sur le flanc e leurs chevaux pour montrer comme
nt ils évitaient les balles de leurs ennemis ou ttraper une écharpe posée sur le sol, en plein galop, pour montrer l'aisance avec laquelle ils ramassaient leurs armes tombées à terre... Au cours des siècles passés, les Khampas avaient la réputation d'être de vaillants guerriers, téméraires et orgueilleux.

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Lhassa la capitale    partie 9 /10
Tibet
un reportage de Stéphan Poulle et Jean-Christophe Chéneau
Deux mille kilomètres et deux fuseaux horaires séparent le Tibet du reste de la Chine et pourtant la capitale du Pays des Neiges vit depuis longtemps à l'heure de Pékin... Une journée dans la vie de quelques habitants de la ville, Chinois ou Tibétains, nous permet d'entrevoir leur quotidien… Rencontre avec Tenzing conducteur de rickshaw qui reporte tous ses espoirs dans la réussite scolaire de son fils. Portrait de Zhu la cireuse de chaussure, l'une de ces innombrables petites mains venues des provinces chinoises voisines pour trouver la fortune et participer à la colonisation du Tibet. Balade dans les beaux quartiers de Lhassa où la classe moyenne se presse de plus en plus nombreuse devant les boutiques branchées sans jamais fouler l'autre Lhassa, celui des ruelles de la vieille ville où la ferveur des pèlerins constitue un incroyable acte de résistance après un demi-siècle sous le joug chinois...

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Les nuits de Lhassa    partie 10 /10
Tibet
un reportage de Stéphan Poulle et Jean Christophe Chéneau
A la nuit tombée, les temples de Lhassa ferment leurs portes et les derniers pèlerins achèvent d'égrener leurs prières… Mais d'autres rumeurs s'élèvent bientôt sur la ville sainte. Depuis quelques années les nuits de la capitale tibétaine ressemblent à s'y méprendre à celles de ses soeurs chinoises... Dans les quartiers chauds de la ville, des centaines de night-clubs et de karaokés accueillent la jeunesse chinoise sur des rythmes obsédants de la musique techno !
Mais les jeunes Tibétains ne sont pas en reste. Chaque soir, ils se pressent dans un des nombreux cabarets tibétains qui ont vu le jour depuis quelques années dans la capitale du Pays des Neiges… Au pied du Potala, la résidence d'été des Dalaï-Lamas, le « JJ Nangma » ne désemplit pas… Sous l'apparente légèreté des shows qui s'y enchaînent au fil de la nuit, se cache une longue traditi
on… Et peut-être un espoir de pouvoir enfin perpétuer une culture longtemps bannie par Pékin...


Tibet, Trésors perdusgo to top
(Documentaire L' Aventure Humaine  / Arte ,  2005-02-12   20h45)
(Lost treasures of Tibet)
Un documentaire de Liesl Clark, Etats-Unis : Nova / WGBH, 2002.  60’


La culture bouddhiste a donné naissance à des chefs-d'oeuvre aujourd'hui menacés. Dans la province népalaise du Mustang, une équipe de spécialistes occidentaux restaure d'immenses fresques murales à l'effigie de Bouddha.

tibet_buddha_visage.imageDataDes artistes anonymes ont laissé à la postérité des chef-d'œuvres sous forme de fresques dans plusieurs monastères dans la région de l'Himalaya, notamment au Tibet. Ces peintures murales, ayant Bouddha comme figure centrale, sont témoins d'un grand savoir-faire artistique. Pourtant ces bâtiments sont menacés de destruction : la restauration et la conservation restent très difficiles à cause des siècles d’abandon, d’intempéries et des tremblements de terre qui les ont fragilisés.

L'invasion en 1950 du Tibet par la Chine, a eu, entre autres conséquences, la destruction de milliers de monastères bouddhistes et l’interdiction de toute pratique religieuse par les chinois ; l’exil du Dalaï Lama perdure depuis cette époque. Aujourd’hui, la restauration des monastères du Mustang s’avère donc des plus essentielles...
tibet_extrait_sanday.imageDataLe fil conducteur du documentaire, de facture classique et joliment filmé, est la restauration des fresques dans le monastère de la capitale Lo Mandhang du petit royaume de Mustang, situé entre le Népal et le Tibet. Plusieurs personnages, occidentaux et tibétains, participent à l'aventure. Un architecte américain, John Sanday, est conseiller pour les travaux de réhabilitation du monastère Il effectue les travaux  à l'aide des artisans et en concertation avec la population locale. On touche ici au domaine religieux dans lequel aucun étranger à la religion bouddhiste ne doit pénétrer.

Un spécialiste italien, Rodolfo Lujan, ayant participé à la sauvegarde des œuvres de Michel Ange dans la Chapelle Sixtine, intervient avec doigté et délicatesse en préparant les pigments pour la restauration. Il compare les oeuvres de la Renaissance aux œuvres anonymes au Tibet de la même époque. Ses propos mettent en perspective le patrimoine mondial, un point de vue rarement entendu.

Le film donne également la parole aux premiers intéressés : l'assemblée populaire avec à sa tête le roi de Mustang. Comment les Occidentaux peuvent-ils appréhender dans un programme de sauvetage l'enjeu véritable inhérent à la croyance bouddhiste ? Il s'agit là de temporalité, et non d'immortalité, des œuvres.

Art pictural, architecture, religion et transmission d'un patrimoine, ce documentaire entrelace de façon vivante les traditions d'une culture majeure.
 
 
Extraits du documentaire :go to top

PROPOS DE JOHN SANDAY : 

tibet_img_extraits_toit.imageData- Au sujet de la réhabilitation du bâtiment :
L'architecte maîtrise les techniques de constructions asiatiques. (Il a dirigé la restauration du temple d'Angkor Wat, au Cambodge). Le procédé de construction utilisant la terre glaise et de la boue est caractéristique du Mustang. Il va rapidement faire appel à la main-d'oeuvre locale...
"Quand je suis entré dans le temple pour la première fois, je n'ai d'abord vu que l'étendue des dégâts. C'est seulement plus tard que j'ai pris conscience de l'incroyable beautée des fresques. Elles remontent au 15ème siècle, ce sont des chefs d'oeuvre d'une valeur inestimable."[...]"Le plus important, c'est que l'endroit redevienne vivant".[...]"Et puis le temple est énorme, je ne savais pas par où commencer. J'étais un peu intimidé

PROPOS DE RODOLFO LUJAN : 
 
- Au sujet des peintures et de leur réhabilitation :
"La chappelle Sixtine était recouverte de suie, de poussière, de fumée, de différentes couches de saleté. Et qu'est-ce qu'on a ici ? Exactement la même chose. Aucune différence."[...]
tibet_img_extrait_rodolfo.imageData

- A propos de la technique utilisée pour la réalisation des fresques :
"On trouve une technologie très développée, basée sur la terre glaise."[...] (La première couche est constituée d'un mélange de paille, de terre et d'eau additionnée de bouse de vache.) "Au dessus de ça, on a une sorte de gravier, très fin."[...] "Au dessus de cette couche brute, on a des couches plus fines, faites d'argiles locales."."[...]"Au dessus de cette couche très polie, on a une dernière couche très fine qu'on appelle "Tsa". C'est une argile blanche très compacte, probablement mélangée avec de la colle animale, qui est ensuite polie."
(Cette technique est plus connue sous le nom de peinture à la détrempe ou "a secco" en italien.) Pour plus de précisions à propos de ce chantier ou de cette technique, consultez notre sélection de liens.

tibet_symetrie_dessin.imageData- A propos des représentations de Bouddha et des maîtres à l'origine de ces chefs d'oeuvres.
"On peut prendre une image immense ou une petite image et les proportions sont exactement les mêmes : la taille de la tête, la longueur du cou. Que le dessin fasse 1 cm de haut ou qu'il soit grand comme le mur, les proportions doivent être exactement identiques."[...]
"Et ce grand art que l'on voit ici,[...], est comparable aux oeuvres de la Renaissance italienne. C'est peut-être même supérieur à des grands noms comme Léonard de Vinci, Michel Ange ou Raphaël. On trouve ici des artistes excellents mais complétement inconnus."[...]


PROPOS DE GURU GYALTSEN :

- Guru Gyaltsen est un moine tibétain, il fait route vers la cité de Lo Manthang pour inspecter le travail des deux spécialistes. Il est envoyé par les plus hautes autorités religieuses du pays.
"J'ai l'impression de faire un pélerinage car pour moi, ces endroits sont des lieux saints. Je n'ai jamais été au Mustang, c'est mon premier voyage là-bas."[...]

tibet_relikr_religieu_lomonthang.imageData- Le Mustang abrite les derniers vestiges vivants de la culture tibétaine. Guru Gyaltsen y redécouvre ses racines...
"J'avais six ou sept ans quand j'ai quitté le Tibet avec mes parents. J'ai des souvenirs très vagues. Mon frère aîné était censé partir en Chine. A l'époque, les Chinois emmenaient beaucoup de jeunes pour les éduquer."[...] "Ma mère me portait sur son dos et je me souviens encore du col, avec les hautes montagnes couronnées de neige.[...]"

- A propos du Mustang, région faisant partie du Tibet au 18 ème siècle, ensuite annexée par le Népal. Au Népal, le Mustang devient une enclave isolée, une zone interdite, fermée aux étrangers. Les habitants de cette zone ont la nationalité népalaise mais sur un plan ethnique, ils sont tibéains.
" Les habitants du Mustang sont tibétains, ils parlent tibétains, et leurs racines proviennent de la culture tibétaine."[...]"Sans identité culturelle, il ne restera rien de notre peuple."
"Venir ici, c'était un rêve pour moi. Et j'étais vraiment stupéfait de voir comment le bouddhisme a prospéré dans cette région, il y a 500 ans. Mais nous étions très peinés de voir à quel point tout est abîmé. Le temple est en très mauvais état."

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